HYPERSEXUALISATION : nos enfants sont pour eux des objets sexuels



Notre société occidentale actuelle, dont la décadence est teintée d’une fausse pruderie, ne se satisfait pas de faire des femmes et hommes des objets sexuels. De plus en plus, ce sont les enfants, et ce dès le plus jeune âge, qui sont poussés à sexualiser leur corps.

Un exemple récent qui a fait beaucoup parler, c’est le film Mignonnes. Ce long métrage est censé dénoncer l’hypersexualisation des fillettes et leur difficulté à savoir comment agir lorsque leur corps change, coincées entre pudeur et mode, tradition et modernité. Ça, c’est sur le papier. Lorsque Netflix a décidé de le diffuser, l’affiche a été changée. Celle-ci présentait les jeunes héroïnes dans des postures franchement sexuelles. Voilà ce qui, selon de nombreux médias français, a créé la polémique. Le film n’y serait pour rien, seule l’image choisie par la célèbre plateforme poserait un problème, et empêcherait de comprendre le réel but de Mignonnes. Seulement, que dire des passages du film montrant la « danse » pratiquée par les fillettes, le twerk ? C’est ignoble, dégueulasse, un appel clair pour les pédos, une incitation au paluchage devant des gamines qui se tortillent comme des strip-teaseuses. Sous couvert de dénonciation, on pourrait montrer les pires saloperies ? Les stars qu’adulent les petites filles montrent un exemple déplorable. Des chanteuses, modèles, actrices… Vendent avec leur corps, et leur cul. L’imitation est bien entendu normale, à un âge où l’on cherche son identité et sa féminité. De tous temps, les gamines se sont maquillées et ont emprunté les talons de maman, pour jouer aux femmes. Tout comme les garçons ont voulu paraître viriles pour faire comme papa. Mais peut-on dire que c’est ici que se situe le problème ? Que l’hypersexualisation vient d’une volonté des filles d’imiter leurs idoles ou leur mère ? Si l’on ne peut pas faire comme si ce n’était pas une composante du phénomène, c’est bien trop simple de rejeter la faute sur les gamines.

Ce sont aux adultes de protéger les enfants, à leur montrer la voie. Si on laisse des fillettes s’habiller comme des prostituées, se trémousser telles des chattes en chaleur, n’a-t-on pas une plus grosse part de responsabilité ? Pire encore, on pousse les enfants à sortir de leur rôle en ressemblant à des adultes (et pas des adultes avec des valeurs morales). Ainsi, cette collection pour adolescentes présente des modèles à peine pubères, dans des poses totalement aguicheuses, vêtues de fringues parfois trop osées pour beaucoup de femmes adultes. Jeanne Ofek, styliste ayant imaginé ces vêtements, pensait à quoi en créant ça ? Que cherche-t-elle ? Si son but est de faire des jeunes des mini putes, elle est sur le bon chemin ! Et qu’ont dans la tête les parents qui commandent de telles frusques ? Outre Atlantique, des concours très populaires mettent en scènes de très jeunes filles dans des tenues de poupées et avec un maquillage digne d’un pot de peinture. Les mini-miss, de toutes petites filles érigées en objets, par leur mère le plus souvent, défilent, prennent des poses qui se veulent mignonnes, sont exposées aux regards de tous. Un bon moyen d’attirer des tordus. Il y a quelques années, une fillette de 6 ans a été retrouvée morte. Un pédophile s’est récemment accusé du crime. Il dit l’avoir aimé, et que son décès était un accident. Bien que la police ait des doutes sur sa culpabilité, la possibilité d’un tordu qui aurait vu en la petite miss un bon moyen de satisfaire ses pulsions malsaines est plus que probable. En Colombie, c’est en maillot de bain et string qu’ont défilé des enfants. Rien de choquant, selon les organisateurs.



Si cette tendance à faire de nos filles et ados des pseudos femmes se poursuit, combien de pervers vont encore croire qu’ils ont toutes raisons de violer, puisqu’ils auraient été selon eux aguichés ? Alors qu’un débat a posé la question de la façon dont les collégiennes doivent s’habiller, chacun y allant de son avis, ne peut-on pas imaginer un juste milieu ? Ni burqa, ni à poil ! Les enfants doivent rester des enfants. Les adolescents doivent avoir le temps d’explorer leur sexualité. Outre le fait que l’hypersexualisation crée d’horribles idées dans la tête des pédos, leur donnant une justification à leurs actes avec la fameuse excuse du « Je pensais qu’elle était plus vieille que son âge », ce phénomène déconnant a de potentiels effets importants sur le psyché de nos jeunes. Comment construire une véritable sexualité si l’on ne sait pas ce qu’est le respect de son corps et de sa pudeur ? La dérive obligée est la soumission totale des ados à des désirs sexuels qu’ils pensent avoir et qu’on leur a inculqué comme normaux. Sans connaître les principes de base de consentement, de savoir prendre son temps et cultiver le mystère indispensable à la montée du désir de découvrir l’autre, et la nécessité de garder un minimum de bienséance, on crée une génération de désaxés. Le fast-sex pour objectif, sans saveur ni bienfaits, entraînera à une foule de désordres psychologiques. Alors, au lieu de faire de notre jeunesse des individus à la solde des timbrés, qui peuvent le devenir eux-mêmes, faisons notre boulot d’adultes et de parents, et protégeons-les de cette dérive nauséabonde qui envahie les télés, les magazines, les cours d’écoles…

Sources 1, 2, 3, 4, 5

 

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